CARITAS KIGALI

Témoignage d’une Fille de 14 ans vivre d’une situation difficile

Arikidiyosezi Gatolika ya Kigali
Une jeune fille de la rue

Témoignage d’une Fille de 14 ans vivre d’une situation difficile

Les conditions de vie de l’enfant de la rue est une situation difficile à comprendre et que l’on ne peut pas s’imaginer. Seul le témoin qui a vécu cette expérience pourrait la décrire. ces enfants s’adonnent à la drogue et à d’autres substances toxiques. Les filles sont enrôlées dans la prostitution, d’autres sont violées  et enfantent parfois. Ce qui engendre un autre problème des bébés dans la rue avec leurs mamans parfois mineures.

Une des filles qui a vécu dans la rue pendant trois ans (3 ans) avant de rencontrer la Caritas Kigali pour lui retirer de la rue et la réintégrer dans sa famille. Elle nous a raconté son histoire.

Depuis l’âge de 7 ans Emeline mène sa vie dans la rue.

Malgré leur âge, les enfants luttent pour s’adapter à  la vie  de la rue

Dans la rue, les enfants sont obligés de s’adapter à la vie de la rue malgré leur jeune âge. Emeline déclare : « Au commencement j’avais peur de passer la nuit dans la rue  mais après 6 mois je me suis habitué à vivre dans la rue.

Souvent, elle passait la nuit sur la rue sur le site très connue sous le nom de chez Mutangana tout près de la gare routière de Nyabugogo dans la ville de Kigali. Sur ce site,  il y a un grand marché où beaucoup de commerçants venants des quatre coins du pays amènent des marchandises. Elle profitait ces occasions pour ramasser les restes des marchandises des vivres pour les revendre à bas prix et avoir qui a mangé. Mais aussi, parce qu’elle était petite, les gens avaient pitiés d’elle et lui donnaient de l’argent. Elle pouvait mendier du matin au soir et gagner en moyenne deux milles francs rwandais (2000 frw). Quelquefois elle amenait cet argent chez sa mère pour contribuer au bien-être de sa famille mais elle ne pouvait pas dormir chez  elle. Elle préférait  plutôt dormir chez les voisins. Elle a dit « J’étais fâché contre maman qui s’est remarie avec un homme qui ne m’aime pas ». Elle ajouta «  j’aimerais que son marie soit mon père moi aussi».

Emeline  avait beaucoup d’amis de son âge sur la rue et les mamans commerçantes qui lui achetaient des habits et donner l’argent pour acheter des bonbons et des baignés. Elle avoue «  Dans la rue, c’était comme à la maison où Je  peux faire ce que je vais et quand j’en ai besoin »

La nuit dans la rue est  un désastre

Emeline définisse le danger de la rue en faisant référence à la nuit seulement. Pour elle, pendant la journée la vie était normale. Elle dit “si dans la rue le soleil ne se coucherait  jamais la vie aurait était belle ”.

Pendant la nuit, dans la rue, il y a les bagarres entre les jeunes de la rue, il y a les ivrognes, les prostitués qui se battent, les voleurs qui passaient en courant, les chiens qui hurlent, etc. Avec tous ces problèmes, elle a commencé à prendre des drogues pour oublier et ne pas entendre ces voix. Elle avoue « Je ne pouvais pas dormir et pour pouvoir dormir profondément,  je prenais de la cigarette ou je dormais avec colle sous le nez jusqu'à ce que je dors »

Une autre mauvaise expérience sur la rue, c’est que l’âge ne compte pas. Parfois les grands chassent les petits sur le site. Elle a déclaré «  quelques fois les grands jeunes de la rue nous chassaient sur notre sites et même voulaient nous violer et nous étions obligés d’aller fonder un autre site pour y passer la nuit ». Elle dit : «  On pouvait  passer toute la nuit en marchant pour chercher où dormir ».

Dans la rue l’avenir des enfants est douteux. Emeline dit : « Je ne pensais pas à mon avenir, je pense tout simplement à ce que je vais manger et où dormir. Mais j’avais peur aussi de tomber malade et mourir ».

 « ….L’amour existe…ma vie va continuer ».

Les agents sociaux sont allés plusieurs fois pour  récupérer Emeline mais elle avait refusé maintes fois de quitter la rue et un jour elle a pris la décision et a accepté de rejoindre le projet. Elle a été accompagné pour qu’elle accepte de se retourné à la maison chez sa mère. « Arrivé à la maison les problèmes ont persisté je me suis retourné dans la rue ».

En collaboration avec les missionnaires de la charité, le Projet Abadacogora Intwari a eu une famille d’accueil où elle pourra vivre attendant qu’elle accepte de vivre avec sa famille biologique. Avec l’accompagnement des agents sociaux du projet, Emeline a accepté de se retourné vivre avec sa mère après une année. « Les animateurs du projet ont continué à m’accompagner pour comprendre la situation de la maison et j’ai fini par  pardonner maman. »disait-elle. Actuellement, Emeline vit chez sa mère et son parâtre. « J’aime ma famille, maman et mes petits frères et sœurs »disait-elle.

Depuis qu’elle est venue au projet Abadacogora-Intwari, Emeline a changé des comportements de façon remarquable. Avant, elle perlait peu, elle aimait rester seule mais aujourd’hui elle collabore avec les autres, elle aime étudier. « Arrivé dans le projet Abadacogora, j’ai compris  que l’amour existe et que ma vie va continuer ». Elle ne croyait pas en l’amour des parents envers leurs enfants mais avec l’écoute et les séances de counseling des agents du projet, Emeline a compris la situation de sa mère. Elle affirme « Je pensais que tous les mamans n’aiment pas leurs enfants mais actuellement je sais que ce n’est pas vraie »

 Elle aide sa mère à prendre soins de sa petite sœur et petit frère. Sa mère souffre d’une maladie clonique mais elle fait le petit commerce des légumes pour faire vivre ses enfants. Son parâtre ne travaille pas toujours, il fait des boulots temporaire et quelquefois il gagne 2000 Frw par jour.

Ce qui l’embête plus

Ce qui l’embête plus c’est avoir une mère irresponsable. Avec beaucoup de chagrin elle dit ; « Ma mère ne veux pas prendre des médicaments, elle prend beaucoup d’alcool  et elle ne veut pas changer… ».

Ses rêves

Emeline est une fille très responsable. Elle étudie en 5eme année primaire. Elle pense continuer les études et devenir infirmière. Elle rêve d’être. «  J’aimerais être infirmière pour venir en aide aux personnes d’avoir une vie meilleures et pour aider ceux qui souffrent des maladies cloniques ».

Editeur

 


Byanditswe : tariki ya 27 Kanama 2018 saa 16:27:10, ubu
Uwabitangaje : Umwanditsi Mukuru

֩ Ibitekerezo kuri iyi nkuru (0)

Nta gitekerezo kiratangwa kuri iyi nkuru, tanga agatego ube uwa mbere kugira icyo ubivugaho

Umugenzuzi

Funga Amazina:

Ijambo ry'ibanga:

Ohereza igitekerezo

Funga       
     

-
-


B I U URL    :) :( :P :D :S :O :=) :|H :X :-*

Ohereza ifoto (itarengeje 200 kb), ariko si ngombwa

Andika iri jambo ry'igenzura:   09c9c